Message du supérieur provincial
Décembre 2011
Présents et actifs en notre temps
Chers amies et amis (parents et bienfaiteurs),
Comment s’est déroulée l’année 2011 ?
Nous avons tous eu notre lot de bonheur et de paix intérieure.
Pensons à la naissance d’un bébé dans la famille,
aux nouvelles amours des plus jeunes,
aux réussites scolaires, aux réalisations dans le travail
ou à une prise de retraite active.
Situations qui suscitent en nous l’admiration, parfois l’adoration !
Chacun a aussi connu ses heures d’hésitation devant les choix à faire,
d’angoisse devant les situations tragiques, de stupeur devant la mort.
Chacun, chacune a ses questions devant sa propre vie
et celle de sa famille...
Crèche congolaise dans une calebasse. Noël ! En Jésus, Dieu se fait l’un de nous, dans notre monde tel qu’il est. « La Parole éternelle s’est faite chair. »
(Cliquer pour
agrandir et lire la légende)
Il en est ainsi dans notre Société missionnaire.
Nos missionnaires ont vécu l’angoisse de la révolte
et les espoirs de la libération en Tunisie et en Égypte
ou de la guerre civile en Côte d’Ivoire.
Nos confrères et consoeurs missionnaires
restent présents au Congo dans les régions
où l’on exploite les enfants dans les mines après les avoir obligés,
parfois, à tuer leurs propres parents,
dans ce pays où le viol des femmes est une arme de guerre...
Mais notre Société missionnaire a aussi connu ses joies.
Ainsi, de divers continents, une vingtaine de jeunes,
dans la force de l’âge, se sont engagés à vie comme missionnaires
dans notre Société : pour les Amériques, Ismaël du Mexique
et Marcio du Brésil ( voir Lettre aux amis no 13, juin 2011 ).
En ce moment un Américain des États-Unis est en formation en Éthiopie.
À quand le prochain Canadien ?
La force de l’Africain et de l’Africaine, c’est sa résilience,
son goût de continuer à vivre, à aimer, à éduquer les enfants,
à travailler pour se nourrir et à se vêtir dignement.
Nos missionnaires sont présents à toutes ces luttes
où la vie triomphe toujours de la mort.
L’expérience de la vie nous transmet ce message.
Jésus, dans son Évangile, nous apprend à le déchiffrer :
« Lire les signes des temps... »
Parents, amis et bienfaiteurs, vous le savez,
nos missionnaires sont en contact direct avec la population.
Cette année encore, vous avez été nombreux
à soutenir nos projets de vie et notre action dans le monde africain.
Merci ! En 2012, nous allons continuer, ensemble,
à porter les joies et les espoirs, les souffrances
et les regrets de notre commune humanité !
De même, ensemble, nous répondrons
« Me voici ! » aux appels qui nous parviennent.
Dans la prière, nos meilleurs voeux !
Que la lumière de Noël éclaire toute votre année 2012 !
Julien Cormier
Supérieur provincial des M. Afr. des Amériques
( Canada, États-Unis, Mexique, Brésil )
cormierjulien2000@yahoo.fr
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Septembre 2011
Voir l'Afrique avec de nouvelles oreilles...
Radio Canada affiche : « Écoutez pour voir ! »
Depuis deux ans, notre Lettre aux amis et notre site internet vous répètent :
« N’oubliez pas l’Afrique ! »
Pour bien voir l’Afrique, on peut regarder les reportages à la télé,
on peut y aller en voyage. Mais pour bien rencontrer l’Afrique,
il nous faut des oreilles capables d’entendre ce que l’homme et la femme,
le jeune et le senior de tel pays d’Afrique ont à nous dire.

Vers 1980, je traversais assez rapidement le grand marché de Bujumbura, au Burundi.
Je ne pouvais pas m’arrêter et saluer toutes les vendeuses
assises à même le sol à côté de leurs étals de fruits et légumes.
J’avais un regard vague sur le marché. Je ne saluais personne.
J’entendis une vendeuse dire en kirundi, langue du pays :
« Ce muzungu ( ce Blanc ), il fait le fier ! »
Je me retourne alors et, selon la formule de politesse,
je lui lance, toujours en kirundi : « Ce muzungu vous demande le bonjour ! »
Et la dame de faire un grand sourire et de déclarer à ses amies :
« Voyez, ce n’est pas un muzungu ( un Européen ),
c’est un « padri », un missionnaire. » Pourquoi ?
Parce qu’en général, parmi les « Européens » en Afrique,
seuls les missionnaires parlent dans la langue du pays...
L’essentiel est invisible aux yeux. Et le regard du cœur sur l’Afrique,
dont parle le poète, passe souvent par les oreilles,
la compréhension des langues africaines.
Oui, en Afrique depuis 1868, les Missionnaires d’Afrique
( ‘Sœurs Blanches’, ‘Pères Blancs’, frères, associés laïcs )
ont appris des centaines de langues, de l’arabe en Afrique du Nord
au zoulou en Afrique du Sud.
Jeunes et anciens missionnaires continuent au XXIe siècle
à être attentifs à l’Afrique d’aujourd’hui
en ouvrant leurs oreilles aux besoins vitaux des gens.
Notre Lettre aux amis essaye de relayer ces besoins
en les traduisant en de courts articles.
Nos parents, amis et bienfaiteurs, quand ils nous lisent,
prennent le relai pour faciliter la réponse
par des actions en Afrique « à la manière de Jésus »,
c’est-à-dire comme Jésus agissait, selon les Évangiles.
Parfois, cela va même jusqu’à provoquer des miracles
genre « multiplication des pains » !
Julien Cormier¸
Supérieur provincial des Missionnaires d'Afrique
Province des Amériques (Canada, USA, Mexique, Brésil)
cormierjulien2000@yahoo.fr
Juin 2011
« Donne des bottines à tes babines ! »
Comment dire aux jeunes d’ici
qu’ils pourraient passer de la parole aux actes ?
Les Américains aiment cette formule : « Walk the talk ».
Revenant au Canada, après des années à l’étranger,
j’ai été frappé par cette traduction québécoise de la même idée :
« Donne des bottines à tes babines ! »
Oui, beaucoup de gens d’ici sont intéressés par l’Afrique.
Mais de là à passer aux actes, c’est une autre affaire.
Beaucoup de jeunes d’ici ont eu, un jour,
l’idée de voyager en Afrique.
Et quelques-uns ( unes ) « donnent des bottines à leur babines ».
Il y en a même qui ont contacté le P. Gilles Barrette
( voir publicité page précédente ) pour partir en Afrique
soit comme membres à vie de notre Société missionnaire,
soit comme laïques associés pour trois ans,
soit comme voyageurs intéressés
à une expérience missionnaire de quelques semaines.
Deux hommes ( jeunes hommes de 30 ans ! ), Marcio et Ismael,
seront ordonnés prêtres, cet été, au Brésil ou au Mexique.
En décembre dernier, ils ont pris un engagement à vie
dans notre Société missionnaire.
Pendant leur formation, d’au moins huit ans,
chaque candidat missionnaire apprend à vivre de l’esprit du Christ
et à bien se connaître lui-même,
avec ses qualités et ses faiblesses maîtrisées,
pour pouvoir mieux rencontrer les autres.
Il a l’occasion de rencontrer des Africains réels
( et pas idéalisés ) avant de s’engager.
Marcio et Ismael se sont formés dans leur pays d’origine,
puis au Burkina. Marcio a servi en RD Congo et parle le kiswahili;
Ismael, au Mali et parle le bambara.
Au terme de leurs études en théologie,
ils viennent de sortir d’Abidjan en traversant des rues
où les cadavres de la guerre civile n’étaient pas encore évacués.
Ils ont appris, pendant toutes ces années,
à rencontrer les Africains à la manière de Jésus.
Et les Africains leur ont appris à mieux lire l’Évangile,
à mieux rencontrer Jésus.
(Cliquer pour agrandir)
Regardez bien cette toile ci-dessus, peinte au Cameroun.
Jésus y est représenté au milieu du peuple.
C’est lui qui est habillé en rouge.
Au centre, c’est Jésus qui bat le tambour
et donne le rythme de la danse.
Ismael et Marcio ont appris à danser,
à vivre au rythme de Jésus
et à rencontrer les gens dans la vie ordinaire
de Lubumbashi ( RDC Congo )
ou de Nioro du Sahel ( Mali ).
Sitôt leur ordination, leur mission les ramènera en Afrique.
Nous les accompagnons de nos vœux et de notre soutien.
Julien Cormier,
Supérieur provincial des Amériques
( Canada, États-Unis, Mexique, Brésil )
Société des Missionnaires d’Afrique ( Pères Blancs )
cormierjulien2000@yahoo.fr
Janvier 2011
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2011
EN 2011 N'OUBLIEZ PAS L'AFRIQUE
Pour prendre un congé
à l'occasion des fêtes de Noël et du Nouvel An,
j'étais l'invité de ma famille
chez une nièce aux Îles-de-la-Madeleine.
Le congé se termine alors qu'on vient de fêter l'Épiphanie,
d'où l'apparition près de la crèche de Jésus
du personnage qui nous rappelle
la vocation spéciale de notre société missionnaire,
le roi mage africain.
Je me sers de sa photo,
prise dans l'église de Hâvre-aux-Maisons, le 4 janvier,
comme carte du Jour de l'an.
Et j'en ajoute trois autres prises aux Îles.
Pour vous dire : « Bonne et heureuse année ! »
(Cliquer pour agrandir)
En débarquant du bateau le 24 décembre
(12 heures de traversée dans la tempête ),
nous sommes allés participer à la messe de minuit,
précédée d'un concert de Noël par la chorale paroissiale.
« Noël, c'est l'amour, viens chanter toi mon frère... »
Puis le réveillon dans la grande famille,
la cuisine traditionnelle de Noël,
les chants, les cadeaux, le bons vœux.
Beaucoup de mercis entendus ce soir là.
C'est la vie dans l'action de grâce.
les mercis liturgiques ou ceux entendus en famille.
Pourquoi Jésus, pourquoi « la mission »
me demande un homme de mon âge,
aux propos nostalgiques après quelques verres de vin ?
Je pense bien
qu'il a fallu 2000 ans de civilisation chrétienne
pour en arriver à la qualité de vie que nous trouvons aux Îles.
Jésus le prévoyait-il quand il a déclaré :
« Je suis venu pour qu'ils aient la vie,
et une vie de qualité » (Jean 10,10) ?
Si cette prévision se réalise aux Îles,
alors disons « Merci mon Dieu. »
Bien sûr, comme dans toutes les familles,
il est toujours question de maladie et de guérison,
de décès d'êtres chers
et de la vie qui continue après la mort,
d'échecs dans les amours,
de reprise et de nouveaux conjoints dans nos familles, d'enfants qui naissent
et de jeunes pour qui on commence à s'inquiéter...
Mais c'est ça la vie. aux Îles et ailleurs,
y compris en Afrique...
(Cliquer pour agrandir)
Après la traversée sur une mer en furie,
malgré les vents qui continuaient à se faire entendre,
chez ma nièce, aux Îles de la Madeleine,
j'ai trouvé une civilisation en plein développement,
avec des projets d'avenir concrétisés dans le nombre
impressionnant de nouvelles maisons construites
( aux formes et couleurs traditionnelles )
et d'anciennes maisons restaurées pour accueillir les prochaines générations.
J'ai aussi trouvé une nouvelle manière d'être en relation
avec l'Église, avec les églises de l'archipel.
Nous en avons fait le tour pour visiter les crèches.
Des églises ouvertes et vivantes
alors qu'il n'y a plus beaucoup de prêtres
pour célébrer les messes quotidiennes d'autrefois.
Mêmes les messes dominicales sont en diminution,
par manque de prêtres,
pas seulement par manque de « fidèles ».
Une nouvelle « pratique » de la vie chrétienne
est en train de naître.
Pendant le temps des Fêtes,
malgré l'omniprésence du Père Noël,
les valeurs évangéliques se transmettent
et on fait souvent référence à Jésus.
Est-ce qu'on ne prête pas au Père Noël,
l'avez-vous remarqué,
toutes les qualités que Jésus attribue
à son Père du Ciel ?
Oui, les traditions et les valeurs évangéliques
sont transmises aux nouvelles générations.
Quant à la pratique... elle, elle a déjà évolué
et continuera à le faire.
C'est ce que j'ai cru voir.
(Cliquer pour agrandir)
Qu'est-ce que vous souhaitez pour 2011 ?
Qu'est-ce que je vous souhaite pour 2011 ?
Les gens des Îles m'ont souhaité la santé.
C'est une manière de dire : je vous souhaite la vie !
Pas la vie sans ses problèmes.
Mais la vie qui continue
et qui sait dire merci à Dieu
et à ceux et celles qui nous entourent .
Cette vie, retrouvée pendant mon congé
aux Îles de la Madeleine,
c'est celle que nos confrères anciens
ont annoncée et promue
dans les différents peuples d'Afrique où ils ont travaillé.
C'est celle que notre société missionnaire veut annoncer
et soutenir là où nous sommes présents aujourd'hui,
dans « le monde africain » en Afrique,
en Europe, en Asie, au Canada,
aux États-Unis, au Mexique et au Brésil.
Ce n'est pas une vie sans problèmes,
sans douleur et sans peine.
Mais il n'y a pas que des problèmes !
Petit miracle en soi, une douzaine de jeunes
de notre « province » religieuse sont en formation
pour le service de la mission dans le monde africain.
Ismaël, Mexicain, et Marcio, Brésilien,
viennent de s'engager « à vie » dans notre société.
Et plus de 450 autres jeunes hommes et femmes
de 20 à 35 ans,
sont en formation chez les Missionnaires d'Afrique,
Pères Blancs et Sœurs Blanches.
Oui, notre société missionnaire peut encore « planter »
même si nous « les vieux" nous craignons de le faire,
parce que nous ne verrons pas les fruits à venir.
(Cliquer pour agrandir)
Mais, un jour à la fois, soyons présents et fidèles en 2011.
Avec l'aide des confrères et consœurs,
avec le soutien de nos familles, parents, amis et bienfaiteurs,
en 2011 nous continuerons à réaliser le rêve de Dieu,
à vivre selon la bonne nouvelle de Jésus...
« Pour que nous ayons la vie, et une vie de qualité ».
Nous n'oublierons pas l'Afrique en 2011.
Comme disent les Américains :
« Walk the talk », passons de la parole aux actes.
Autrement dit, en langage de la jeune génération :
« Donne des bottines à tes babines » ! ( sourire )
Plus traditionnel :
« Bonne et heureuse année,
de la santé, de la gagne en masse,
du succès dans les amours
et le paradis à la fin de nos jours !
Que le Bon Dieu nous bénisse ! »
Julien Cormier
Supérieur provincial
Province des Amériques
de la Société des Missionnaires d'Afrique.
Montréal, décembre 2010,
JOYEUX NOËL 2010 !
Joyeux Noël aux lecteurs de notre site
à nos parents, ami(e)s et bienfaiteurs,
confrères et consoeurs missionnaires !
Ces voeux d'un Noël de paix vous sont adressés
accompagnés d'une création de notre confrère
M.Afr., Salvador Muñoz-Ledo.
( Tous les Salvador sont appelés « Chava » au Mexique. )
Depuis deux ans, Chava est l'auteur des photos
de notre calendrier canadien.
Il est au service de la mission à Bunia, RD Congo.
Cette année, Chava a créé une « nativité »
dans un style à la fois moderne et traditionnel,
s'inspirant du monde culturel des Massaïs,
un peuple de pasteurs nomades du Kenya ( Afrique de l'Est ).
(Cliquer pour agrandir)
Quand nous souhaitons à tous,
« un Noël de paix »,
nous comprenons le mot « paix »
au sens biblique et africain.
Il ne s'agit pas d'un Noël bien tranquille,
calfeutré dans sa chambre,
les deux pieds dans les pantoufles
en train d'écouter Douce nuit, nuit de « paix »
chanté par Bing Crosby ou Fernand Gignac.
Non, même si c'est bon de se reposer
et d'avoir ses moments de solitude et de repos,
cela n'est pas « la paix » souhaitée !
Quand Jésus
ou nos frères et soeurs d'Afrique
nous souhaitent,
« Shalom » ou « Salaam aleikum »
« Amani kwaku » ou « Gira amahoro ! »,
ils nous souhaitent « LA VIE ».
Oui, dit la Bible,
il y a la paix
quand la vie normale se déroule.
Le bruit du pilon des femmes le matin,
moulant le grain dans le mortier,
peut bien vous réveiller...
Mais, c'est un signe de paix dans le village.
Cela signifie
qu'il y a eu des semences et des récoltes,
qu'il y a du grain pour la farine dans les greniers.
Le bruit des enfants
entrain de jouer et même de se chamailler
peut bien vous réveiller,
vous déranger dans vos prières,
mais c'est le signe de la paix dans le village.
Cela signifie
que les hommes et femmes du village
ont donné la vie,
qu'il y a un futur pour le village,
que la vie continue.
Et toujours dans la tradition africaine,
comme les Anges
le font dans la bible à la naissance de Jésus,
il y aura quelqu'un pour dire
« Alhamdullilaye ! »,
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! »,
« Gloria in excelsis Deo »,
Merci mon Dieu.
La vie continue...
Même s'il faut lutter et parfois se battre pour la vie,
c'est ça la paix !
C'est dans ce sentiment de gratitude
envers Dieu et envers vous,
confrères, consoeurs, parents, amis et bienfaiteurs,
lecteurs de ce site,
que je vous souhaite : « Joyeux Noël ! »
Julien Cormier¸
Supérieur provincial des Missionnaires d'Afrique
Province des Amériques ( Canada, USA, Mexique, Brésil )
cormierjulien2000@yahoo.fr
Montréal, octobre 2010,
50 ans après les indépendances,
un supérieur général africain pour notre Société missionnaire
En 2010, plus d’une quinzaine de pays d’Afrique célèbrent le 50e anniversaire
de leur indépendance, dont le Congo Kinshasa. En juillet dernier,
TV5 a présenté un documentaire sur ce pays, qui donne à réfléchir sur l’Afrique,
50 ans après les indépendances. Intitulé Congo River,
ce film nous fait simplement remonter le fleuve Congo.
Autant on peut être triste en voyant les rêves brisés, le recul économique,
les maladies et les guerres, autant ce film suscite l’admiration
devant les Congolais qui font preuve d’une « résilience »,
d’une force vitale dans l’adversité, qui dépasse les échecs de l’économie,
les reculs dans la santé et l’enseignement ou les massacres des populations.
Ce film apporte une réponse aux questions de nos parents, amis et bienfaiteurs :
« Qu’est-ce que vous, les Pères Blancs, avez fait en Afrique alors que ça va si mal ? »
ou « Vous êtes partis en Afrique en même temps que les colonisateurs :
pourquoi y êtes-vous toujours, 50 ans après la fin du temps des colonies ? »
Le P. Richard Baawobr, nouveau supérieur général, devant la statue du Cardinal Lavigerie, notre fondateur.
(Cliquer pour agrandir et lire la légende)
Le reportage se termine par une scène d’espoir. Au cœur de la nuit,
un évêque africain célèbre la Veillée pascale. Une allumette craque;
un cierge est allumé, puis des centaines de bougies...
La parole de l’évêque donne sens à cette liturgie.
Dans un Congo qui recule ( au dire même des Congolais ),
la présence de Jésus est vraiment « soleil levant qui vient visiter
ceux qui vivent dans l’ombre de la mort ».
La liturgie est présidée par Mgr Laurent Monsengwo,
alors évêque à Kisangani et, maintenant, archevêque de Kinshasa, la capitale du pays.
Dans ces deux diocèses, des confrères Pères Blancs travaillent
sans discontinuer depuis l’indépendance du pays. Pourquoi ?
Parce que, quel que soit le tragique des évènements,
nos confrères ont continué à transmettre le flambeau de l’espoir,
la parole qui permet d’illuminer une vie, une situation.
C’est l’aide d’urgence parfois; l’aide à long terme, souvent. Ce n’est pas facile.
Il faut la foi pour le faire. D’après ce film, c’est la foi religieuse
qui permet à un peuple de continuer à ramer malgré la tempête
qui menace de faire chavirer la barque.
Les Missionnaires d’Afrique « Pères Blancs » vont continuer à être présents
et actifs dans le monde africain. C’est ce qu’a affirmé le Chapitre général
qui vient de se terminer à Rome et qui a donné les orientations
pour les six prochaines années. Le nouveau supérieur général est un Ghanéen,
le Père Richard Baawobr. Ses quatre assistants sont originaires de Belgique,
du Mexique, du Congo Kinshasa et d’Angleterre.
50 ans après les indépendances, voici que notre Société missionnaire
confie son avenir à un Africain. Signe des temps ! Nous le savons bien,
les Africains sont « résilients ». Peut-être plus que nous de l’Amérique du Nord,
ils ont confiance en la vie... en l’avenir... en Dieu !
N'oubliez pas l'Afrique !
Julien Cormier¸
Supérieur provincial des Missionnaires d'Afrique
Province des Amériques (Canada, USA, Mexique, Brésil)
cormierjulien2000@yahoo.fr
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