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Nos origines
Cardinal Charles Lavigerie

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Charles Lavigerie,  40 ans, évêque de Nancy en France (photo vers 1865). Lavigerie ne se rasera plus la barbe (caractéristique d'un missionnaire à l'époque coloniale) dès qu'il débarquera au port d'Alger en 1867.

Charles Lavigerie (1825-1892)
fut l'un des grands hommes de son temps,
connu de Malte à la Pologne, en passant par Rome,
l'Angleterre, la Belgique, la Suisse,
l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie...,
sans oublier le Brésil, les États-Unis et le Canada
où il avait des correspondants et bienfaiteurs
pour les questions qui touchaient à la lutte
contre l'esclavage des Africains
et aux missions vers l'Afrique centrale (Sahara, Soudan et Grands Lacs).

Né en France, d'une grande intelligence et d'une foi solide,
il suivit une brillante carrière ecclesiastique.
Il fut professeur d'histoire de l'Église à la Sorbonne, Paris,
directeur d'une oeuvre pour aider les chrétiens orientaux
(voyage en Syrie où il rencontre le sultan algérien Abd El Kader),
diplomate français à Rome,
évêque de Nancy...

En 1867, avec l'accord du pape,
Lavigerie accepte l'offre que lui fait le gouvernement français
de devenir archevêque d'Alger.
Sitôt arrivé dans cette grande ville de l'Afrique du Nord,
l'intérêt de Lavigerie dépasse vite le soin pastoral des chrétiens
qui vivaient dans cette colonie française (depuis 1835).
Lavigerie utilise toutes ses capacités d'organisateur (et elles sont énormes)
au service des orphelins d'une famine qui avait décimé le peuple algérien.
Pour cela, il a fait appel à des hommes et à des femmes qui apprennent l'arabe,
sont vêtus comme des Arabes ou des Kabyles,
mangeant et vivant à la manière des Algériens de cette époque.

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Archevêque d'Alger, Lavigerie avec un orphelin rescapé de la grande famine. Les vêtements de ce jeune montrent bien comment les premiers "Pères Blancs" portaient en fait le costume habituel des Algériens du 19e siècle, la gandourah (tunique), le burnous (cape) et la chéchia(bonnet de laine rouge). Lavigerie avait alors environ 45 ans (photo vers 1870).

Ainsi furent fondés deux instituts
vite surnommées
"les Pères Blancs" et "les Soeurs Blanches"
(à cause de la tunique algérienne blanche dont ils étaient vêtus).
Avec le développement des missions
en Afrique subsaharienne (Afrique noire),
les deux instituts prendront plus tard le nom
de Société des Missionnaires d'Afrique (MAfr)
et de Congrégation des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique (SMNDA)

Lavigerie était un visionnaire et un très grand organisateur.
Il était un homme de foi et de décision.
Il avait confiance en Dieu
et en ces centaines de jeunes hommes et femmes
qui répondirent à son appel de partir d'Alger
vers les contrées du centre de l'Afrique.
Il avait confiance en l'avenir
des Africains et des Africaines.

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Créé cardinal par Léon XIII et nommé "Primat d'Afrique", Lavigerie fit faire son portrait par Léon Bonnat, le peintre des personnalités (V.I.P.!) de l'époque. Le tableau, propriété de l'État français, est accroché au Musée national du Château de Versailles, France. Lavigerie avait alors 63 ans (le tableau a été peint en 1888).

Le pape Léon XIII, qui le traitait comme un frère,
l'a nommé cardinal de l'Église romaine
et primat d'Afrique sur le siège de saint Cyprien, à Carthage, Tunisie.

Il est notre fondateur, le Cardinal Lavigerie !
Par son exemples et ses paroles,
il nous a appris à aller à la rencontre
des croyants de l'islam, des pratiquants des religions traditionnelles,
des Africains et des Africaines,
"à la manière de Jésus",
selon ce qu'on peut en connaître
en s'inspirant de la Bible et des Évangiles.

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Monument funéraire (cénotaphe) du Cardinal Lavigerie. D'abord à Carthage, Tunisie. Maintenant à Rome, Italie. Après sa mort (26 novembre1892), la renommée de Lavigerie s'emplifia au fur et à mesure que les historiens étudiaient sa participation active aux grands évênements de son époque. Dans le monde, la lutte antiesclavagiste. En France, le ralliement des catholiques à la République Française. Dans l'Église où, entre autres entreprises, il fut l'un des inspirateurs et l'organisateur hors paire des grandes missions catholiques vers l'Afrique centrale en même temps qu'il voulait ressusciter l'Église nord-africaine des saints Cyprien, Perpétue et Félicité, Monique et Augustin.

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