Mission équitable, ABC Burkina
Maurice Oudet, de la Société des Missionnaires
d'Afrique,
vit au Burkina Faso, à
Koudougou, près du monde rural.
Sa
mission est de suivre de près les questions alimentaires.
"Donnez-nous
aujourd'hui notre pain de chaque jour"
dit la prière de Jésus.

Maurice
Oudet récite cette prière,
et ... travaille à ce que le souhait se
réalise.
En recontrant tous les jours les paysans,
en visitant les fermes
et les marchés locaux,
en s'intéressant au commerce international
tel que
pratiqué au Burkina Faso,
Maurice Oudet et son équipe
nous nous permettent
d'approcher la réalité de la vie.
Qu'est-ce qui se passe au Burkina Faso
?
Qu'est-ce qui se passe réellement
pour tout un peuple
quand un petit
producteur africain de produits de base
est confronté au commerce
international
du riz asiatique, du maïs américain, du poulet congelé
européen.
Maurice a participé à différentes rencontres
du Forum social
mondial (FMS),
dont celle de Porto Alegre, Brésil (2005),
et de Nairobi,
Kenya (2007).
Ces rencontres altermondialistes
ont pour but de faire se
rencontrer
des organisations du monde entier
pour élaborer la
transformation sociale du monde.
Le slogan des FMS est "Un autre monde est possible"
Courriel: sedelan@abcburkina
Site internet: www.abcburkina.net
Lettre 387 - Après la grippe aviaire
Le ministre des Ressources animales, Sékou Bâ, a animé une conférence de presse le mercredi 25 août dernier pour annoncer la levée des mesures qui interdisaient aux burkinabè l'exportations de leurs volailles, notamment les fameux "poulets bicyclettes vers la Côte d'Ivoire. Le Burkina tourne définitivement la page de la grippe aviaire dont les premiers foyers avaient été déclarés en avril 2006, notamment à Gampèla (région du Centre), à Ténado (région du Centre-Ouest) et au secteur 2 de Bobo-Dioulasso (Lafiabougou). (Lire la suite...)
Lettre 384 - Plaidoyer en faveur de l’alphabétisation en fulfulde.
A l’invitation de l’Union Provinciale des Eleveurs de la province des Banwa, je viens de passer 3 jours entre Solenzo et Kouka. En effet, les éleveurs de cette province (située à l’ouest du Burkina) avaient manifesté leur désir de pouvoir apprendre à lire, à écrire et à calculer dans leur langue le fulfulde. Il s’agissait donc d’aller à la rencontre des éleveurs dans leurs campements pour apprécier leur détermination et leur degré d’engagement dans la prise en charge des dépenses. (Lire la suite...)
Lettre 379 - Nos veaux attendent leur bouillie de soja !

Dès le mois de Février, jusqu’au mois de Mai, les laiteries de l’Union Nationale des Mini Laiteries ont du mal à s’approvisionner en lait. Suite à la formation donnée par M. Georges Cothenet, docteur vétérinaire, nous avons publié deux abc Burkina (n° 375 et n° 376) qui donnent des pistes pour améliorer l’alimentation des vaches laitières. Mais, tenant compte qu’au Burkina, la vache est traite «après le veau», c'est-à-dire quand le veau a eu sa part en tétant sa mère, il nous a indiqué une recette qui permet au veau de se passer en tout ou en partie du lait de sa mère. Et donc d’avoir plus de lait pour la laiterie ! (Lire la suite...)

Il y a longtemps que je ne vous ai pas invité à visiter une boutique d’alimentation générale. Aussi, aujourd’hui, nous allons visiter la boutique de Madame Kaboré. Une boutique de quartier, à l’ouest de Koudougou, la 3ème ville du Burkina. Entrons ! Une surprise nous y attend ! La boutique peut passer inaperçue. Elle ne paye pas de mine. Et pourtant, si vous prenez le temps de vous attarder sur les rayons et de lire les étiquettes, vous serez surpris. En moins d’une heure, sur quelques m², nous allons faire un véritable tour du monde ! (Lire la suite...)

L’abc Burkina précédent, le n° 375, avait pour titre : « Une vache laitière se nourrit d’abord d’herbes fraîches ou de foin. » Ceci étant dit, pour être en bonne santé et pour produire davantage de lait, une vache laitière a souvent besoin de compléments alimentaires. Jusqu’à aujourd’hui, on a fait croire aux éleveurs burkinabè qu’ils devaient chercher le salut de leurs vaches dans le tourteau de coton et nulle part ailleurs. Et cela, pour le bonheur de la filière coton ! Mais trop souvent, pour le malheur des éleveurs et de leurs vaches. (Lire la suite...)

Il y a quelques années, je me trouvais à Boni (au Burkina Faso, entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso), en pleine zone cotonnière. Au cours d’une réunion avec une dizaine de producteurs de coton, l’un d’entre eux m’a posé la question : « que veut dire ‘développement durable’ ?» J’ai répondu en posant une autre question ! « Pensez-vous que vos enfants cultiverons les mêmes terres que vous ? »Un silence pesant a suivi. (Lire la suite...)
Pendant des années, j'ai appris à travers la presse nationale que la population de Léo (au Sud du Burkina Faso) venait de vivre « la fête de l'igname ». Cette année j'ai demandé à être prévenu à l'avance, et j'ai donc pu participer à la 18ème édition. Je n'ai pas été déçu.
J'ai tenu à participer à cette fête, car je trouve que l'igname est une tubercule merveilleuse. Elle supporte de nombreuses préparations culinaires, et sa culture offre des rendements à l'hectare (pouvant atteindre 40 tonnes à l'hectare) qu'aucune céréale ne peut prétendre approcher. (Lire la
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La XIVe édition de la Journée nationale du paysan (JNP) s'est tenue a Ziniaré, ville natale du Président du Faso. Il ne faut donc pas s'étonner si elle a vu une mobilisation sans précédent. Comme chaque année, le temps fort de cette célébration a été le traditionnel débat entre les paysans et le Président. A cette occasion, le président de la Confédération Paysanne du Faso (CPF), M. Dao Bassiaka, a pris la parole. (Lire la suite...)
Il y a quelques temps, j’ai rendu visite à la laiterie de Kofila (à 3 km de Léna). Les femmes de la laiterie m’ont offert un sachet de yaourt. Le yaourt était très bon, mais le sachet ne comportait aucune étiquette. Leur batterie était déchargée, et leur convertisseur était en panne. Et donc, leur machine à souder les sachets ne pouvait pas fonctionner. Il a été décidé de se tourner vers le solaire.
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Consommez le riz étuvé du Burkina !
Au Sénégal, la société civile invite à la vigilance: La production à grande échelle d’agrocarburants pourrait, si l'on n’y prend garde, plomber les efforts faits pour assurer la souveraineté alimentaire du pays. Aussi, la société civile milite pour une utilisation contrôlée des terres arables, terreau fertile des agrocarburants. Les centaines d'hectares de ces terres, cédées à des mécènes, gros bonnets et autres paysans du dimanche, ‘sous le prétexte de production d’agrocarburants’, suscitent, à la fois, la curiosité et la crainte de cette société civile. (Lire la suite...)
Bon nombre d'entre vous ont suivi la rencontre de Copenhague sur le climat en y mettant beaucoup d'espoir. Ils ne peuvent qu'être déçu. Cependant, nous ne pouvons pas en rester là. Les politiques ont été incapables de prendre les bonnes décisions. Mais le changement climatique et le réchauffement de notre planète sont l'affaire de tous. N'est-ce pas l'occasion de nous demander : Que vais-je faire cette année, en faveur de notre planète, en pensant à l'avenir de nos enfants. Si nous nous mobilisons tous en adoptant un comportement plus sobre, les politiques seront moins frileux pour s'engager à leur tour. (Voir les photos...)
Du 7 au 18 décembre va se tenir à Copenhague la Conférence de l'ONU sur le changement climatique. Les décisions de cette conférence engageront l'avenir de notre planète. Demandons-nous : quelles voix se feront entendre à Copenhague ? Celles des puissances financières qui contrôlent la plupart des medias. Ces puissances de l'argent dont le souci pour le bien commun n'est pas manifeste. C'est le moins que l'on puisse dire. Allons-nous laisser ceux qui crient le plus fort décider seuls de notre avenir ? Les paysans du Sahel, confrontés depuis de nombreuses années aux caprices du climat, ont quelques choses à apporter dans le débat actuel. Nous y reviendrons. Mais, pour mieux saisir cet apport des paysans du Sahel, nous vous proposons de commencer par une réflexion sur le sol. (Lire la suite...)
Je rentre d’un bref séjour au Nigeria. Quelques jours à Osogbo, et deux jours à Ibadan. Ces deux jours à Ibadan m’ont donné l’occasion de visiter l’Institut International d’Agriculture Tropicale (International Institute of Tropical Agriculture, IITA, d’Ibadan). Une visite trop brève, mais très intéressante. Il s’y fait de nombreuses recherches très concrètes qui méritent d’être davantage vulgarisées, notamment celles sur la culture des ignames. (Lire la suite...)
Du 8 au 11 septembre 2009, nous étions près de 30 participants à un atelier pour explorer « les perspectives de développement du secteur agricole dans les espaces communautaires de l’Afrique de l’Ouest ». Réunis à Grand-Bassam, nous venions du Bénin, du Burkina, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Sénégal et du Togo. Mais aussi d’Allemagne et des Pays-Bas. Il y avait des représentants des Organisations Paysannes, de l’administration et des Organisations Non Gouvernementales. (Lire la suite...)
