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Nouvelles d'Afrique - Revue de Presse

  • Introduction
  • 2011 - Année internationale de la forêt

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Depuis longtemps, en Afrique, en Europe ou en Amérique,
des confrères pères blancs diffusent un choix de nouvelles sur les peuples
et pays du continent africain, sur l’Église en Afrique, sur le dialogue interreligieux,
spécialement entre musulmans et chrétiens.
Nous l'avons fait dans nos propres publications et aussi dans les grands médias.

Sur cette page, tout simplement, nous soulignerons quelques évènements d’Afrique
ou du monde africain que nous trouvons significatifs.
Nous pensons commencer ce service en novembre.
Il y en a bien des sites de nouvelles parlant d'Afrique, de développement durable,
du dialogue interreligieux, etc.
Les internautes intéressés à l'Afrique les connaissent déjà.
Pour l’instant, nous vous signalons quelques uns.

Nouvelles générales en français ou en anglais :
http://fr.allafrica.com/religion/newswire/

Nouvelles générales et religieuses en anglais
CISA Catholic Information Services for Africa
http://www.cisanewsafrica.org/

Nouvelles africaines dans une perspective « justice et paix »
par une groupe d’altermondialistes.
En anglais. Africa Files is a network of volunteers
committed to promoting African perspectives
and alternative analyses for human rights and economic justice in Africa.
Follow the links in the bar above to see our focuses.
http://www.africafiles.org/

Le point de vue du Vatican sur les affaires du monde
dans l’édition hebdomadaire en langue française de l’Osservatore Romano
http://www.vatican.va/news_services/or/or_fra/index.html

2011, Année Internationale de la forêt

Sensibilisation et renforcement des initiatives visant à gérer, conserver et développer tous les types de forêts, y compris les arbres hors forêts : tels sont les objectifs que s’est fixée l’Assemblée générale des Nations unies pour 2011. Conversion des forêts en terres agricoles, trafic de bois exotiques et gestion inefficace des sols font perdre, quotidiennement, à la forêt, quelque 350 km² de couverture à travers la planète.

Afrique

La première et la plus ancienne cause de déforestation vient de l’activité agricole des populations : les cultures sur brûlis sont si fréquentes dans les zones forestières. On brûle la forêt pour rendre les terres arables. La fréquence des feux est particulièrement élevée au nord de l’Angola, au sud de la République démocratique du Congo, dans le Soudan méridional et en République Centrafricaine. En effet, l’empiètement régulier des exploitations agricoles réduit, de plus en plus, les zones protégées. Le café, le sucre, le coton, le cacao, les fruits exotiques et tous les produits que nous consommons tous les jours contribuent à la déforestation. En plus, dans ces pays, il y a un problème énergétique : la population utilise du charbon de bois pour faire la cuisine. Il n’est pas rare de voir des essences de bois pourtant protégées, débitées pour être transformées en charbon.

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Les forêts sont, aujourd'hui, en péril. Les forêts sont des puits de carbone indispensables à la régulation du climat et des réservoirs de biodiversité. Les forêts sont, de plus en plus, « mal » exploitées par les hommes.
(Cliquer pour agrandir et lire la légende)


Industries

Principalement, ces dernières années, une menace plane sur les forêts africaines : le développement de l’industrie des agrocarburants qui va achever, sans coup férir, le processus de dévitalisation des écosystèmes chancelants. Les agrocarburants, présentés comme un moyen révolutionnaire et efficace pour combattre le réchauffement climatique, pourraient en fait provoquer l’effet inverse. Raison : leur développement participe de plus en plus à la déforestation. Or, on sait que les forêts tropicales sont un piège à gaz carbonique ( CO2) irremplaçable. Les faits sont parlants : entre 2000 et 2007, la fabrication d’éthanol a été multipliée par quatre et celle d’agrodiesel, par dix. De nouvelles cultures, donc, qui ont inéluctablement besoin de nouvelles terres.

Population

Une autre cause, plus récente, est l’extension des banlieues. Depuis 1978, on a, progressivement et rapidement, remplacé de larges pans de la forêt par le béton. L’expansion démographique et la croissance des villes remplacent, peu à peu, la campagne verdoyante. Cette déforestation tropicale, qui est très importante, détruit souvent les moyens de subsistance de millions de gens des communautés locales. Ici, on parle de l’expulsion de populations dont la vie est liée à la forêt. Dans le Bassin du Congo, des centaines de milliers de personnes auraient déjà perdu leur habitat. De fait, les provinces du Nord et du Sud Kivu sont parmi les zones les plus touchées par la déforestation et la dégradation du sol.

Conséquences

Il y a, d’abord, les problèmes environnementaux, tels que la désertification et l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Détruire le patrimoine forestier, c’est détruire une importante barrière contre le réchauffement climatique. Jusqu’à présent, l’attention était retenue par les effets spectaculaires de ce réchauffement, entre autres la baisse du niveau des eaux du lac Victoria ou l’assèchement du lac Tchad. Mais, d’autres faits ont été montrés par les photos satellites : en Ouganda, les glaciers des monts Rwenzori ont réduit leur volume de 50% entre 1987 et 2003; il en va de même pour ceux du Kilimandjaro au Kenya. Ces changements climatiques constituent une menace directe pour les écosystèmes africains. Le recul des forêts ( surtout sur les pentes ) favorise les glissements de terrain, les avalanches et les coulées de boue, en augmentant la pollution des cours d’eau, au détriment de la flore aquatique et de la faune piscicole.

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Les forêts, réserves de ressources biologiques essentielles pour la survie de l'humanité.
(Cliquer pour agrandir et lire la légende)


Actions

On est donc conscient de la nécessité de créer un instrument international pour les forêts. Ainsi, de partout, des organisations non gouvernementales et des initiatives locales multiplient leurs efforts pour favoriser des plantations sur les terrains libres pour reboiser, contribuant, par cette activité, à ralentir les pertes nettes en zones forestières. Cependant, ces efforts restent insuffisants si les États n’interviennent pas pour mettre en place des politiques favorisant la promotion d’une gestion durable, la conservation et la protection des forêts du monde.

Des initiatives complémentaires sont, de toute évidence, indispensables. « La création d’un instrument international sur les forêts ainsi qu’une participation élargie du public et une mise en valeur des compétences et des expériences pratiques des professionnels de la forêt à l’échelle de la planète sont principalement ( ... ) dans l’intérêt des générations présentes et futures », a indiqué le Directeur du Secrétariat du Forum des Nations Unies sur les forêts, Pekka Patosaari.

Michel Fortin, M. Afr.,
documentation@mafr.net

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