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Chapitre général 2010
Assemblée précapitulaire 2009, suite et fin
Septième journée, dimanche 6 décembre 2009
Les 24 Missionnaires d'Afrique
délégués et invités à préparer leur "chapitre général" (Rome en mai
2010) ont terminé leur rencontre en allant célébrer la messe dominicale à
la cathédrale de Montréal. Ils y ont été chaleureusement accueillis par le
curé de la cathédrale, Mgr Robert Sansoucy C.S.S.
Sacristie de la cathédrale, avant la célébration : de g. à dr. Jean-Claude Kaburame, Rwandais, Mgr Lionel Gendron, évêque auxiliaire, Mgr Robert Sansoucy, curé de la cathédrale.
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La messe était présidée
par Mgr Lionel Gendron P.S.S, évêque auxiliaire du Cardinal Turcotte. En
quelques mots, le supérieur provincial des MAfr a expliqué aux
paroissiens le sens de la démarche des ses confrères : "Missionnaires
d'Afrique, Pères Blancs Missionaries of Africa, White Fathers Misioneros
de Africa, Padres Blancos venant du Brésil, du Mexique, des États-Unis et du
Canada, de la RD Congo, du Rwanda, du Mozambique et du Burkina, des
Philippines, d'Écosse, et ayant tous été en mission en une douzaine de pays
d'Afrique, nous terminons une assemblée "pré-capitulaire" en venant
participer à une eucharistie à la cathédrale de Montréal, si bien nommée Marie Reine
du Monde.
Après la messe, Mgr Lionel Gendron, Prêtre de Saint-Sulpice, qui a été missionnaire en Colombie, échange quelques mots en espagnol avec Cristobal Padilla, père blanc mexicain.
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Nous voulons ainsi manifester notre appartenance à
l'Église et notre insertion dans nos Églises locales au moment où nous
faisons l'évaluation de notre mission en Afrique et dans le monde africain
(Centre Afrika de Montréal) et où nous nous fixons des objectifs pour les six
années à venir. Merci à Mgr Sansoucy et à vous, paroissiens/paroissiennes
de la cathédrale, de nous accueillir. Merci également à Mgr Lionel
Gendron, évêque auxiliaire, de nous accueillir à cette messe qu'il
préside. Le premier Père Blanc originaire des Amériques était un
Montréalais, John Forbes. Il a quitté Montréal pour Alger en 1886. Il
avait 22 ans et avait été formé au Mont-Saint-Louis (maintenant cégep du
Vieux-Montréal) par les Frères des Écoles Chrétiennes, puis au séminaire
de Montréal par les Sulpiciens. C'est un prêtre de Saint-Sulpice qui lui
avait payé le voyage vers Alger pour continuer sa formation dans la
nouvelle société missionnaire fondée là-bas par le Cardinal
Lavigerie. Depuis 1886, plus de 1000 jeunes hommes et femmes originaires
des Amériques se sont engagés dans la famille des Missionnaires
d'Afriques Pères Blancs, frères, Soeurs Missionnaires de Notre-Dame
d'Afrique (Soeurs Blanches) et laïcs associés.
Sur le parvis de la cathédrale, après la messe, de g. à dr., bien protégés du froid qui commence à se faire sentir, Innocent Maganya, RD Congo, deux paroissiens du Montréal multiculturel et Jean-Paul Guibila, Burkina Be.
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Divers représentants de
cette famille missionnaire, des parents et des amis des MAfr, sont
présents avec nous aujourd'hui. Merci de votre accueil."
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Sixième journée, samedi 5 décembre 2009
Samedi, le délégués à l'assemblée précapitulaire ont
fait des ajustements aux "statements" (mission 2009, vision 2015) de leur
secteur. Ils ont aussi commencé à envisager leurs demandes en personnel
(missionnaires ou laïcs) pour assurer les différentes missions actuelles et
à venir. Finalement, une évaluation de la semaine a été faite par les
confrères invités, les membres élus et les confrères "ex officio" membres de l'assemblée précapitulaire.
Assemblée précapitulaire 2009 de la Société des Missionnaires d'Afrique, province des Amériques : en avant, de g. à dr., Armand, Michel, Jean-Claude, Jean-Paul, Jean-Marie, Jean-Guy, Julien ; en arrière : Francis, Bob, Gilles, Luc, John, Marc, Joe, Gene, Cristobal, André, Angelo, Richard, Marc, Jacques, Sergio, Jean-Claude.
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Les trois délégués de la province des Amériques au chapitre général de mai 2010 : Julien Cormier (d'office, comme supérieur provincial), Richard Dandenault et Sergio Villasenor (délégués élus par les confrères).
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À
Rome, des évêques délégués de toute l'Afrique viennent de brosser un tableau
très descriptif de la vie actuelle des hommes et des femmes du continent
africain et des africains dans la diaspora. C'est vers ce monde que notre
société missionnaire est envoyée. Ici, à la Villa St-Martin de Pierrefonds
(Montréal), les membres de l'assemblée précapitulaire des MAfr ont pris
des orientations en vue de servir dans ce monde africain "à la manière de
Jésus". Ces orientations seront proposées au chapitre général de la société
qui se tiendra en mai
2010 à Rome.
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Cinquième journée, vendredi 4 décembre 2009
À son 5e jour, l'assemblée précapitulaire des MAfr
en arrive à produire le "mission statement 2009" et le "vision statement
2015" de chacun des secteurs Mexique, Brésil, États-Unis et Canada. Les
uns sont brefs, d'autres plus élaborés. Mais tous envoie le message : "On
nous croyait mort... et nous sommes vivants". Comment ne pas être confiants
dans l'avenir avec la participation de jeunes confrères dans la 40aine
témoignant que la vie missionnaire continue... une vie en abondance, une vie de qualité.
Innocent Maganya (de la RD Congo, missionnaire en Côte d'Ivoire) donne un coup de main à Gene Robitaille (USA, missionnaire en Zambie) pour l'utilisation d'un portable. "Voici comment on fait pour expédier au secrétariat le mission statement des États-Unis. Il ne faut surtout pas oublier de se brancher à l'internet en utilisant le fil bleu du réseau haute vitesse !
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L'invité du 5e jour, était M. Guy Charbonneau,
supérieur général de la Société des Missions Étrangères du Québec (voir
photo dans la chronique d'hier). M. Guy Charbonneau, d'une manière
fraternelle envers les Missionnaires d'Afrique a lancé notre journée sur
l'animation missionnaire (notre message dans le grand public), la
publicité auprès des jeunes (l'animation vocationnelle), l'accueil des laïcs
dans nos projets missionnaires, la formation des missionnaires... tant au
Canada que dans les différents pays du monde où nos sociétés missionnaires
travaillent. Dans l'après-midi, chaque secteur a présenté la version quasi
finale de son "mission statement 2009" et de son "vision statement 2015".
Ceci fait, c'est avec joie et reconnaissance que les participants à
l'assemblée ont commencé à mesurer le chemin accompli pendant la semaine :
"On nous croyait morts et nous voici revenus à la vie !" a dit un jeune
confrère en paraphrasant un verset d'un psaume. Un des plus anciens a
commenté : "J'ai participé à bien des réunions de ce genre, mais je n'en ai
jamais vécu d'aussi relaxes et en même temps d'aussi ouvertes vers
l'avenir." Le temps venu, nous partagerons avec nos lecteurs le portrait
de notre état actuel fait dans le "misison statement 2009" et nos résolution
de vie pour l'année 2015. Il nous reste à aller à Rome, prendre connaissance
de l'énoncé de mission de nos autres provinces et de leurs projets d'avenir.
Oui, nous sommes une grande société internationale (catholique) et nous
ne pouvons survivre que si toutes les membres de ce corps s'entraident, se
soutiennent et se coordonnent... au service de la mission dans le monde africain.
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Quatrième journée, jeudi 3 décembre 2009
Les 24 MAfr de la province des Amériques réunis pour
préparer leur chapitre général ont continué aujourd'hui à rédiger leur
"mission statement 2009" et leur "vision statement 2015". Chacun secteur
avance dans l'énoncé de sa mission. Qui sommes-nous comme MAfr, en 2009, au Mexique,
au Brésil, aux États-Unis, au Canada ? Où voulons-nous en arriver
en 2015 ? Pour la 4e journée de rencontre, Soeur Jacqueline Rondeau, des
Soeurs Missionnaires d'Afrique (SMNDA), nous a aidé à garder le contact avec
le monde spirituel. Se laisser guider par l'Esprit de Dieu, qui habite déjà
au plus profond de nous. Dans la soirée, tout notre groupe est allé célébrer
la fête de saint François Xavier, patron des missionnaires, à la maison centrale de la Société
des Missions Étrangères.
Jacqueline Rondeau, SMNDA (Soeur Blanche d'Afrique), nous a partagé son expérience d'accompagnatrice spirituelle. La dimension fondamentale, le "réel" de notre vie, est à rechercher dans l'Esprit de Dieu qui habite en chacun de nous. Dieu a un plan pour notre société missionnaire. Nous apprenons à y collaborer en nous branchant "la vie spirituelle" sur sa volonté. Discerner les signes des temps... en 2009. De façon joyeuse et active ! De g. à dr., Cristobal Padilla (Mexique-Mali), Innocent Maganya (Congo-Côte d'Ivoire), Julien Cormier (Canada-Burundi-Niger) et Jacqueline Rondeau (Canada-Zambie).
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A la maison des Missions Étrangères de Pont Viau, le supérieur général, M. Guy Charbonneau (missionnaire au Honduras) entame symboliquement la pièce de patisserie qui sera partagée entre les nombreux invités à leur fête patronale, dont un groupe important de MAfr. Le supérieur provincial des MAfr, Julien Cormier, y va d'un geste tout aussi symbolique : MAfr et PMÉ sont unis dans la misssion "ad gentes" (vers le monde entier) à l'intérieur de leur deux "sociétés missionnaires de vie apostolique".
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À l'une des tables, lors du repas de la fête de saint François Xavier (3 décembre) qui réunissait 25 MAfr et 75 PMÉ, associés et affiliés. De g. à dr., assis, M. Guy Charbonneau, sup. général SMÉ (Honduras) ; Armand Galay, MAfr (Philippines-Burundi), Jean-Marie Béliveau, MAfr, de Québec (Zambie) ; Mgr Jean-Louis Martin, PMÉ, (missionnaire en Indonésie, puis évêque missionnaire au Pérou). Mgr Martin est le frère de Jacqueline Martin, SMNDA (Soeur Blanche d'Afrique). Debout, Julien Cormier, supérieur provincial des MAfr pour la province des Amériques, et Dom Daniel Dupont, moine bénédictin de l'Abbaye St-Benoît-du-Lac.
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Troisième journée, mercredi 2 décembre
M. Paul Boisvert, du groupe FIDARE, est venu parler
finances aux Missionnaires d'Afrique réunis en assemblée précapitulaire à la
Villa Saint-Martin, Pierrefonds, Montréal, Canada. De nos jours, comment
sont administrées les communautés religieuses (congrégations, instituts,
sociétés…) ? Mélangeant terminologie religieuse (" les provinces ", " les
économes " " le supérieur ") aux termes de la finance (" le gestionnaire " "
le vérificateur " " les investissements " " la valeur au livre "). En outre,
M. Boisvert a décrit le rôle de l'économe " général " d'une société comme les MAfr et celui d'un économe " provincial ".
M. Paul Boisvert, du groupe Fidare, conseiller financier de la Société des Missionnaires d'Afrique (et de plusieurs autres instituts religieux tant au Canada qu'à l'échelle internationale)
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SUR L'ÉCONOME
GÉNÉRAL L'Économe général (chez les MAfr, il a sa résidence à Rome)
est un coordinateur avec une perspective internationale. Il doit prévoir
les besoins de demain de la congrégation. Voir les changements à venir.
Croissance ici, et décroissance là. Quel impact ? Quelle relève pour les
économes provinciaux. L'économe général peut travailler à distance… peut
engager des laïcs, peut participer aux solutions ? Qui doit prévoir la prise
en charge du vieillissement des membres (fonds de pension). Pour les
provinces qui ont des moyens, c'est là qu'il y aura le fonds de pension.
Pour les autres… qui est capable de prendre en charge les membres
vieillissants ? Est-ce une province qui aide une autre province ? Ou est-ce
le généralat ? Les provinces sont parfois des chasses gardées. " Que
l'économe général ne se mêlent pas de nos finances ! " On oublie alors la
solidarité dans la congrégation. On oublie même le but de la congrégation.
Certains économes sont peureux face à l'avenir. Ils veut accumuler car,
disent-ils, ils ont besoin de plus d'argent pour leur province à long terme.
Ils ne veulent pas donner à la caisse centrale du généralat. Alors que
l'argent devrait être considéré sur une base un peu plus globale. Qui
s'occupent des membres en mission ? Pour les Pères Blancs, qui s'occupent
des membres en Afrique et en mission dans le monde africain ? Chez les Pères
Blancs, il y a une tradition de partage, il y a une volonté de partage avec
les missionnaires en Afrique et, à chaque année, la caisse provinciale
(Montréal) envoie son excédent à la caisse centrale (Rome) de la société qui
peut aider les provinces qui n'ont pas de revenus (comme les provinces en
Afrique) à boucler leur budget. Ceci doit se faire en suivant, au Canada,
les lois canadiennes qui se complexifient de plus en plus.
Quelques précisions supplémentaires, suite à la conférence de M. Boisvert. À g., Jean-Guy Labrecque, économe du secteur Canada de la Société des Missionnaires d'Afrique
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Elles vont
pourtant dans le sens où tout argent d'un membre appartient à la congrégation…
Toutes les communautés religieuses sont confrontées à cet élément d'un
confrère ou d'une consœur en mission qui reçoit plus que les autres parce
que canadien / canadienne. Qui s'occupe de soutenir financièrement la maison
généralice ? Les maisons de formation ? L'économe général est parfois mieux
placé pour s'occuper des besoins financiers d'une province. L'économe
général doit être prêt à assumer certains rôles relevant actuellement des
économes provinciaux. Plusieurs pays n'ont pas la structure pour gérer des
montants importants. Les structures bancaires, les taux, le rendement
varient de pays en pays. Évolution des structures légales de plus en plus
complexes au Canada, en France, etc. D'un autre côté, ça va trop loin. Il
faut garder le contrôle. Nous sommes en train de revoir la structure légale
des Missionnaires d'Afrique au Canada. En fait, la comptabilité est plus
complexe au niveau d'un pays, d'une " province ". La complexité de
l'économat général, c'est l'internationalité.
SUR L'ÉCONOME
PROVINCIAL Cela devient difficile de trouver un économe.
L'économe provincial est de nos jours responsable d'un travail de financier,
plus complexe que celui d'un comptable. Bonne rigueur. Avoir confiance en
son jugement. On veut le voir compétent. On aime bien qu'il ait un caractère
éthique dans la façon gérer les biens matériels. Mais aussi un bon
comptable. Il fait la gestion sous l'œil d'un vérificateur. Il doit
garder la transparence tout en maintenant les normes comptables. Impôts,
taxes, subventions, investissements et placements éthiques. Gestionnaire et
spécialiste du placement. Gestions des ressources humaines, risques,
communications. Ce qu'on lui demande est à peu près impossible pour un homme
qui débarque d'une mission en Afrique où il était curé ou enseignant et qui
n'est pas préparé à l'environnement financier du Canada.
SUR LES
FINANCES D'UN INSTITUT MISSIONNAIRE En 2020 et 2030, le revenus
viendront forcément moins des legs et dons. Les revenus pour aider la
mission en Afrique et la vie des confrères au Canada viendront
principalement des revenus des placements. Quant au budget, coté dépenses,
le salaire du personnel laïc va prendre de plus en plus d'importance. Les
coûts de santé vont augmenter. Gestion adéquate des fonds. Pourquoi
avons-nous des biens matériels ? En toute justice, une société missionnaire
a besoin d'argent pour que ses membres vivent dans la dignité jusqu'au bout,
sobrement. S'il y a un excédent, il est versé dans les fonds pour réaliser
la mission de l'institut, fonds qui continuent à être alimentés par les
bienfaiteurs. Un plan financier doit couvrir les besoins des membres et permettre de continuer la mission de l'institut. L'actuaire donne des tendances…
M. Paul Boisvert au tableau blanc pour quelques précisions allant dans le sens de la "transparence" en matière de finances
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En 2025, au Canada, " si la tendance se maintient ", il y aura environ
une centaine de membres. C'est la tendance. Face à la tendance, le supérieur
d'un institut religieux doit réagir. Problèmes du supérieur : l'animation
des membres de son institut, la direction de la mission. Problème de
l'économe : combien de maisons ? Planifier la croissance ? Et la
décroissance ? Prévoir le temps de la vente, se donner le temps. Il y a deux
impondérables : le rendement des placements et l'inflation. Hiérarchie des
besoins : le besoin des confrères avant le besoin de la mission ? Ce n'est pas aux financiers de décider, mais au supérieurs de l'institut religieux.
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Deuxième journée, mardi 1er décembre
Deuxième journée de rencontre des Missionnaires d'Afrique
de la province des Amériques préparant le " chapitre général " de mai 2010.
Mme Marie-Marcelle Desmarais, psychothérapeute, directrice de l'Institut
de formation humaine de Montréal (IFHIM), nous interpelle sur l'attention à
apporter à chaque missionnaire dans la réalisation de la mission.
Exemple : Soeur Marie-Marcelle, de la Congrégation Notre-Dame, a vu des
confrères retourner immédiatement au Rwanda alors que leurs traumatismes,
subis lors du génocide de 1994, n'étaient pas encore traités. Est-ce que
"l'urgence de la mission" ne prenait pas le dessus sur l'attention à la personne
? Et avec quelles conséquences ?
Aujourd'hui nos équipes du Canada, États-Unis,
Mexique/Brésil ont continué à travailler leur " mission statement " et "
vision statement ". Un éclairage nouveau leur fut apporté sur notre vie
missionnaire par une psychothérapeute, Sœur Marie-Marcelle Desmarais,
directrice de l'Institut de formation humaine de Montréal.
Marie-Marcelle Desmarais,
M.S.S. Directrice générale de l'IFHIM. L’Institut de formation humaine
intégrale de Montréal (IFHIM) est un centre international de formation qui offre
le processus de formation humaine intégrale. Celui-ci sous-tend des programmes
structurés de formation, des sessions, des ateliers, des conférences ou des
rencontres personnelles. Pour en savoir plus et mieux connaître l'IFHIM,
consulter leur site www.ifhim.ca
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Elle nous a parlé de notre société missionnaire,
telle qu'elle l'a connue lors de ses nombreux voyages au Congo, Rwanda et
Burundi, avant, pendant et après les troubles sanglants (dont le génocide du
Rwanda). Elle a montré comment nous devrions suivre l'itinéraire personnel
de chaque confrère… et regretté que trop souvent, chez les PB, la " mission
" à accomplir détourne l'attention des problèmes que peut vivre un confrère
traumatisé par les évènements auxquels il a survécu (exemple : massacres au
Congo). Et elle en avait des exemples ! Sujet très sérieux… Sujet qui
ouvre des portes quand on pense à l'avenir de notre petite société missionnaire
! Comment intégrer une attention à chaque personne dans le cadre d'une
société qui a ses objectifs, sa mission, ses traditions, son héritage à enrichir ?
Prière. De g. à dr., Sergio Villasenor, Innocent Maganya, Jean-Paul Guibila, Luc Perrault
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Prière. De g. à dr., Jacques Bédard, Marc Angers, Francis Thibault
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Lors d'une prière qui a suivi, on pouvait lire dans les
intentions spontanées, quels points nous semblent importants actuellement.
Il s'agissait d'une prière " de bénédiction", une prière pour dire merci :
" Merci pour les confrères qui nous ont précédés. Merci pour les
conférencières, Mme Huguette LeBlanc et Sœur Marie-Marcelle Desmarais, qui
nous ouvrent des portes. Merci pour l'Esprit saint ! Merci, Seigneur,
pour ta présence dans l'eucharistie. Merci pour nos vies, celles des jeunes
missionnaires et celle des anciens. Merci pour les trésors que renferment
nos vies. Merci pour la Villa Saint-Martin où nous nous rencontrons,
avec cette belle nature que nous aimons admirer, cette neige et ce
soleil qui se succèdent entre les arbres près de la Rivière des Prairies.
Merci pour les arbres dépouillés de leurs feuilles et qui sauront
bourgeonner au printemps prochain. Nous, comme les arbres, sommes dépouillés
et pouvons espérer de nouveaux printemps. Merci pour les défis rencontrés
qui sont des tremplins vers une plus grande confiance en toi, mon Dieu.
Merci pour le Dieu des surprises. Nous sommes ouverts aux surprises, à
avoir confiance à ton action en nous et à travers nous. Merci pour la
patience des uns envers les autres. Merci pour le témoignage de sœur
Marie-Marcelle. Merci Seigneur de nous aider à découvrir les sorciers dans
nos vies... à les apprivoiser, à les humaniser (et non pas les remplacer
par la morale qui fait peur, comme cela s'est fait en certains pays
d'Afrique et au Québec). Merci pour mes confrères, qu'ils m'aident à
grandir. Merci pour mes amis en Afrique. Merci pour le service
d'autorité et de secrétariat, pour les rapports et l'information reçue.
Merci Seigneur. "
Repas. Armand Gallay (de dos) et Jean-Paul Guibila. En arrière, Francis Thibault et Joseph Hébert
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Repas. Innocent Maganya et Sergio Villasenor
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Première journée, lundi 30 novembre
Première journée de rencontre des Missionnaires d'Afrique
de la province des Amériques préparant le " chapitre général " de mai 2010.
Mme Huguette Leblanc, directrice nationale des Œuvres Pontificales,
laïque (et " mère de famille ") nous rappelle le mouvement des congrès
missionnaires tenus d'abord en Amérique latine et élargis dernièrement aux
participants du Canada
et aux
États-Unis.
Mme Huguette Leblanc et le Cardinal Dias, préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, le " ministère du pape " qui depuis le 16e siècle s'occupe de la proclamation de l'Évangile dans les terres lointaines (et nouvellement découvertes par Vasco de Gama, Christophe Colomb, Jacques Cartier). Le Cardinal Ivan Dias est de nationalité indienne. Il a été évêque en Inde avant d'être appelé à Rome.
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Ces congrès voulaient prolonger la réflexion sur la
mission des pays des Amériques à partir de l'encyclique du pape Paul VI,
" L'annonce de l'Évangile " (Evangelii Nuntiandi). Mme Leblanc met ce
mouvement en parallèle avec les fameuses rencontres des évêques qui ont
eu des répercussions sur toutes l'Église catholique, en commençant par celui
de Puebla au Mexique. Comment réveiller une Église dont les chrétiens
s'absentent au Québec, cherchent confort dans les sectes en plusieurs pays
d'Amérique Latine ? Mme Leblanc emploie une image pour réveiller les
dirigeants traditionnels de l'Église : Vous les évêques et les prêtres devez
être la patène qui offre à Dieu des chrétiens vivants, qui les mettez en
valeur, qui leur donnez de proclamer la parole, et non pas des couvercles de
ciboires empêchant toute initiative des fidèles et leur interdisant (c'est
traditionnel au Québec !) de parler dans l'Église. Oui, dit madame Leblanc
avec son ardeur et son amour de l'Église, beaucoup trop d'hommes et de
femmes en entrant dans l'Église deviennent des poissons rouges (dans un
bocal, la bouche en cœur, n'émettant aucun son ! Le monde du silence !)
Quelques confrères du Secteur Canada, de face, Marc Angers (Toronto), Jacques Bédard (supérieur délégué pour le Canada), Jean-Claude Kaburame (en formation à Montréal). De dos, Jean-Guy Labrecque (économe du secteur Canada) et Jean-Marie Béliveau (Québec).
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Bob McGovern (Californie, États-Unis) et Armand Galay (Montréal, Canada).
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Au cours de la journée, les Missionnaires d'Afrique représentant quatre pays
Mexique,
Brésil, USA et Canada ont remis sur la table de travail leur "
Mission Statement 2009 "
et leur " Vision statement 2015).
Nous en reparlerons dans une autre chronique.
Quelques confrères du secteur Mexique/Brésil. De g. à dr., Angelo Quim Um Lee (Brésil Mexique), Sergio Villasenor (supérieur délégué Mexique Brésil), Cristobal Padilla (Mexique), Innocent Maganya (en formation à Québec), Francis Thibault (Mexique) et Jean-Paul Guibila (en formation à Montréal).
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Quelques confrères du secteur États-Unis. De g. à dr. de face, John Lynch (Washington, DC), Bob McGovern (Californie), Armand Galay (Montréal). De dos, Joseph Hébert (St Petersburg, Floride) et Jean-Claude Robitaille (Washington, DC).
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Soirée d'ouverture, dimanche 29 novembre
Soirée d'ouverture de l'assemblée préparatoire au
chapitre général
des Missionnaires d'Afrique. Ce dimanche 29 novembre, s'est
ouvert à la Villa Saint-Martin (Pierrefonds, Montréal) l'assemblée
précapitulaire de la province des Amériques de la société des Missionnaires
d'Afrique (Pères Blancs). Les piles de notre appareil photo étant trop
faibles, peu de photos sont bien sorties. Mais en
voici trois...
Innocent Maganya est le plus jeune du groupe des 24 MAfr réunis à la Villa St-Martin. Congolais d'origine, sa famille est en grande partie établie au Canada et aux États-Unis. Après 6 ans de mission en pays sénoufo, au nord de la Côte d'Ivoire, Innocent a étudié la missiologie à l'Université Grégorienne (Rome). Il suit maintenant une formation en spiritualité au Centre Manrèse de Québec. L'an prochain, il est prévu qu'Innocent s'occupe de la formation des jeunes candidats missionnaires à Nairobi, Kenya.
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Dimanche, première soirée animée par Innocent Maganya. De g. à dr., assis, les confrères Marc Beaudry (Montréal, ancien du Burkina faso), Angelo Quim Um Lee (Guadalajara, Mexique, ancien du Mozambique et de la Zambie), Richard Dandenault (Sherbrooke, ancien du Malawi) et John Lynch (Washington DC, USA, qui fut nommé dans sa jeunesse en Ouganda).
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Soeur Colette Joubert, missionnaire en Tanzanie, des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique (Soeurs Blanches) est la "modératrice" de l'assemblée précapitulaire de ses frères, les MAfr. À sa droite, ancien du Nigeria, Joseph Hébert, Amériain et Acadien de la Louisianne, maintenant retiré à la maison des Missionaries of Africa de Saint Petersburg, Floride.
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Nous vous reviendrons avec quelques photos et textes
selon le thème du jour. Pour enrichir leur "mission statement" et "vision
statement" les MAfr réunis à Pierrefonds étudieront lundi la mission en
lien avec le lieu où l'on réside. Conférencière invitée, Mme Huguette
Leblanc. Mardi : Attention à l'itinéraire personnel de chacun.
Conférencière invitée : Soeur Marie-Marcelle Desmarais, cnd,
psychothérapeute. Mercredi : Les finances d'un institut religieux.
Conférencier invité, M. Paul Boisvert. À suivre tous les jours de la semaine jusqu'à dimanche....
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